Né le 23 juillet 1892, près de Harer, Ethiopie
Mort le 26 août 1975, Addis Ababa
De son nom originel TAFARI MAKONNEN, empereur d'Ethiopie de 1930 à 1974 qui essaya de moderniser son pays et qui l'emmena dans le courant des politiques africaines après la seconde Guerre Mondiale. Il fit rentrer son pays dans la Ligue des Nations et les Nations Unis et fit d'Addis Ababa le centre majeur de l'OUA (Organisation de l'Unité Africaine).
Tafari est l'arrière-petit-fils de Sahle Selassie de Shewa et le fils de Ras Makonnen, conseiller principal de l'Empereur Menelik II. Instruit chez lui par des missionnaires français, Tafari dès son jeune âge impressionna favorablement l'empereur par ses capacités intellectuelles et on lui donna rapidement des responsabilités. Tout d'abord comme gouverneur de Sidamo et des provinces de Harer. Il suivit une politique progressiste, visant à casser le pouvoir féodal de la noblesse locale en augmentant l'autorité du gouvernement --- en développant un service civil salarié, par exemple --- Il fut amené de cette façon à représenter les personnes qui étaient pour une politique progressiste. En 1911 il se maria avec Wayzaro Menen, une arrière-petite-fille de Menelik II
Quand Menelik II mourut en 1913, son petit-fils Lij Yasu lui succéda au trône, mais le manque de sérieux de ce dernier et ses affinités pour l'Islam le rendirent impopulaire auprès des populations Chrétiennes d'Ethiopie. Tafari devint le point de ralliement de la résistance chrétienne, et il détrôna Lij Yasu en 1916. Sur quoi, Zauditu, la fille de Menelik II devint Impératrice en 1917, et Ras (prince) Tafari fut nommé régent et héritier apparent du trône.
Alors que Zauditu était conservatrice dans sa façon de voir les choses, Ras Tafari était progressiste et devint le centre des aspirations de la jeune génération moderniste. En 1923 il eut un succès manifeste en intégrant l'Ethiopie dans la Ligue des Nations. Les années suivantes il se rendit à Rome, Paris, et Londres, devenant ainsi le premier dirigeant éthiopien à se rendre à l'étranger. En 1928 il s'attribua le titre de "négus " (roi), et deux ans plus tard, quand Zauditu mourut, il fut couronné empereur (2 novembre 1930) et pris le nom d'Haile Selassie (Force de la Trinité). En 1931 il promulgua une nouvelle constitution, qui limita de beaucoup le pouvoir du Parlement.
Depuis la fin des années 20, Hailé Sélassié était le gouvernement africain, et, en établissant des écoles en province, en renforçant les forces de police, et en rendant progressivement hors la loi les taxations féodales, il voulait aider son peuple tout en augmentant l'autorité du gouvernement central.
Quand l'Italie envahit l'Ethiopie en 1935, Haile Selassie mena la résistance, mais en mai 1936 il fut forcé à l'exil. Il demanda l'aide de la Ligue des Nations lors d'un discours mémorable qu'il donna à Genève le 30 juin 1936. A l'arrivée de la Seconde Guerre Mondiale, il assura l'assistance britannique en formant une armée composée d'Ethiopiens exilés au Soudan. Les forces britanniques et éthiopiennes envahirent l'Ethiopie en janvier 1941 et reprirent Addis Ababa quelques mois plus tard. Quand il reprit le pouvoir, il rétablit des réformes dans le but de moderniser le gouvernement et la société éthiopienne graduellement.
Le gouvernement éthiopien continua à être largement l'expression de l'autorité d'Haile Selassie. En 1955 il forma une nouvelle constitution lui accordant encore plus de pouvoir que la précédente. Une opposition manifeste à sa façon de gouverner fit surface en décembre 1960, quand un groupe de dissident de l'armée pris le contrôle d'Addis Ababa et furent délog [selassie_intro.jpg] és seulement après un difficile combat avec les forces de l'armée fidèles à Haile Selassie.
Haile Selassie joua un rôle très important dans la création de l'OUA en 1963. Son règne en Ethiopie continua jusqu'en 1974, quand la famine, le taux de chômage, et le manque de dynamique de son gouvernement poussa une partie de l'armée à la mutinerie.
Ils destituèrent Hailé Sélassié et établirent un gouvernement militaire provisoire qui épousait les idées marxistes. Haile Selassie fut capturé et gardé dans son propre palace, où il passa le reste de sa vie. Les sources officielles attribuèrent sa mort à une cause naturelle, mais plus tard des preuves émergèrent tendant à prouver qu'il avait été étranglé sur ordre du gouvernement militaire.